Dictionnaire de Cotations des Artistes 2010
Les Artistes Cotés
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Le journal des Artistes
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N'DISS B. LAMOTE 
 
N'DISS B. LAMOTE 
7 AVENUE D'ARES
33510 ANDERNOS LES BAINS

Tél. : 05 56 82 59 50
www.artactif.com/ndiss


  
 DROUOT COTATION   

 
Accès galerie
  Cote de l'Artiste
  800 € 65x50cm à 3 500 € 130x97cm
 
 
BIOGRAPHIE

N° M.D.A. : L180166
Né en Novembre 1955,
Vit et travaille sur le Bassin d’Arcachon.
A cause d’un VAN GOGH je suis entré en peinture comme on entre en religion. Je l’ai échappé belle !
Mon travail tourne autour de ces 3 axes –ma région et les hommes qui l’animent, mes « paysages intérieurs », le portrait - émaillés de nombreuses tentatives vers l’abstraction qui ont été autant d’erreurs et de voies sans-issues.
J’ai cru avoir du génie pendant ma 1° toile, après j’ai espéré avoir du talent et je travaille beaucoup pour l’entretenir et lui donner un sens.
Tout ce travail m’a permis d’affirmer l’esthétique de ma peinture et de faire qu’elle soit distincte et reconnaissable dans la profusion d’œuvres proposées.
Je ne sais pas si ma peinture peut être qualifiée de belle, je ne peux que la prétendre puissante et généreuse.
Des salons collectifs, des expos personnelles, des prix et félicitations diverses ont jalonné ces 20ans « carrière officielle ». Leur liste ne présente guère d’intérêt. C’est du passé. La réalité se lit sur mes « œuvres ». Et seul compte aujourd’hui ce que nous pouvons faire ensemble pour que mon aventure continue.

RAISONS, MOTIVATIONS, REFERENCES ARTISTIQUES

Les lumières de VAN GOGH
Les compositions géométriques de MONDRIAN
La puissance de SOUTINE
Les mystères de SOULAGES et de R. TEXIER
Les encres de GAO XINGJIAN
PAUL KLEE et la peinture Aztèque
PETER SLOTERDIJK : « L’homme qui peut promettre du neuf est l’homme qui dit d l’inouï avec des mots anciens »
NELSON GOODMAN : « L’important n’est pas qu’une œuvre soit jugée belle, agréable ou réussie conforme à l’idée que nous nous faisons traditionnellement de l’art, l’essentiel est qu’elle fonctionne esthétiquement »
DELEUZE-GUATTARI : « Le véritable style n’est pas dans la répétition d’un faire réifié mais dans la mobilité de la pensée »
MAXIME DEMOI : « La création artistique n’est qu’un instant de pur esprit, tout le reste n’est que de la fabrication »
LEVI DANZ : « Nous les artistes ne sommes pas là pour vous faire rêver –vous ne devriez avoir besoin de personne pour ça- mais pour vous montrer les choses pour que vos rêves ne soit plus les mêmes »
SAINT-THESE DIDEE : « Quelle soit classique, moderne ou contemporaine, figurative ou abstraite, ancienne ou récente il n’existe que 4 types de peintures
- Celle qui se met à la poubelle et qui devrait s’appeler AUTOCRITIQUE
- Celle qui se met au dessus du canapé DECORATIVE
- Celle qui se met devant le canapé pour sa valeur SPIRITUELLE
- L’ŒUVRE D’ART personnelle et universelle qui devrait appartenir à tout le monde parce que c’est une REFERENCE
Mes voyages
Toutes les expos que j’ai pu voir
Les leçons de J. COUTHERUT, de « PHILO BEKER » et de BERNEDES
Et tous ceux qui tout au long de mon parcours ont acheté des tableaux et m’ont permis d’avancer

Ce sont des références pas forcement des modèles

MON ENVIRONNEMENT QUOTIDIEN : LE BASSIN D’ARCACHON

LA PEINTURE UNIVERSELLE DE N’Diss.B.LAMOTE
Par Catherine DUPONT
Avril 2004 pour expo à la Médiathèque et présentation à la revue « Le FESTIN »

La peinture de N’Diss.B.LAMOTE parle un langage universel. Son thème favori, sur lequel il compose depuis une quinzaine d’année, c’est le Bassin d’Arcachon, ses pinasses, ses cabanes de pêcheurs et ses parqueurs. Pourtant, ses tableaux résonnent d’une tonalité à la fois joyeuse et mélancolique, d’une musicalité vive et légère. Bref, d’une poésie cosmopolite, hors norme.
La peinture de Bruno LAMOTE est d’ici mais elle nous emmène ailleurs et au delà, à côté de la toile, au dessus, au dessous. Cet effet produit vient de ce qu’il appelle « ses plans décalés ». Plusieurs niveaux se juxtaposent et créent un rythme. L’image est dénuée de volume et de perspectives mais elle est loin d’être plate : le regard est dynamique, sollicité par des éléments « perturbateurs » ; c’est l’œil qui crée le volume et qui se donne plusieurs manières d’entrer dans la peinture, soit par des éléments figuratifs, soit par des formes géométriques, soit par les pictogrammes qui attirent le regard. Ces signes aux formes simples : croix, carrés, H majuscule, flèche, etc…qui lui viennent de la peinture abstraite, sa première peinture personnelle.
Bruno LAMOTE a toujours peint, toujours barbouillé, mais d’abord il a vécu : c’est un bourlingueur, un baroudeur. A 30 ans, il pose ses bagages, pour « raison de santé » dans la région de son enfance, ce Bassin d’Arcachon où il passait ses vacances chez ses grands-parents et se remet à peindre. A
Bordeaux, il rencontre BERNEDE, peintre abstractionniste, instigateur du mouvement Septemvir, qui lui achète son 1° tableau et le pousse à exposer. « Il m’a révélé mon état de peintre plus que ma peinture. ». C’est à la galerie REGARDS, rue Renière à Bordeaux, que Bruno LAMOTE s’expose pour la 1° fois au public et rencontre un accueil favorable. Sur le Bassin, il monte sa 1° galerie d’art dans laquelle il expose les œuvres de son ami « Philo » BEKER et les siennes. Il aborde des styles différents, une peinture saturée de couleurs puis l’encre et le noir et blanc. Quand je suis arrivé sur le Bassin je n’ai d’abord vu que l’uniformité du gris. Et puis, je me suis rapproché de plus en plus jusqu’à m’intéresser aux détails.
Ce qu’il retient de la spécificité du Bassin ne rend pas sa peinture régionaliste, bien au contraire. Les cabanes de pêche ressemblent à d’étranges maisons de contes pour enfants, l’eau et le ciel se confondent, les pinasses ont des airs de masques africains, à moins que le masque ne dissimule la gouaille du parqueur d’huîtres…Bruno LAMOTE imprime sur le paysage peint son propre système d’écriture. Tels les indiens d’Amérique ou les Esquimaux, il emploie des signes totémiques et magiques pour illustrer une situation. Mais ces sortes de pictogrammes, au nombre de 7 dans chaque tableau, loin de décrire un contenu, ajoutent à l’étrange spiritualité de la toile, à sa dimension cosmique. Source de trouble voire d’inquiétude, ils incitent le regard à chercher ailleurs des éléments familiers et rassurants. L’émotion surgit. Les cabanes s’illuminent, les pinasses sautillent. Et la peinture de Bruno LAMOTE de garder son aura et ses mystères et de s’animer, devant celui qui la regarde, d’une étrange danse, d’une mystérieuse musique, d’une poésie joyeuse et mélancolique.

« Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmants masques et bergamasques
Jouant du luth, et dansant, et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques. »

Clair de lune de Paul VERLAINE

LES ENCRES

Ni chinois, ni traditionaliste
Travaille sur du papier Herteck de 40g ou 6Og avec des encres Pelikan noire et blanche pour faire la
différence entre les gris et les noirs dilués.
Fais évoluer le processus esthétique par un travail de série.
C’est le travail de l’encre blanche sur les noirs qui donne un aspect photographique à mes gris.

LES DESSINS : c’est par la forme que se fait la lecture.

LES PEINTURES : c’est par la surface que se fait la lecture.

Les GEOMETRIQUES
Ces séries m’ont été inspirées par la Base Sous-marine de Bordeaux, pas pour la base en elle-même ni son histoire mais pour ses masses de béton et ses alvéoles. Masse inerte sur laquelle le temps et l’usage ont gravé un jeu de signes à lecture aléatoire. Masse neutre remplie de toutes les tonalités de gris terreux violentée par l’ouverture des alvéoles dans lesquelles se répète inlassablement le combat de l’ombre et de la lumière, du plein et du vide. Arènes où l’air, l’eau, le béton et le soleil en duels permanents passent du noir le plus profond au blanc le plus pur. Ouvertures où le regard navigue de butées hermétiques en fuites imaginatives.

Les SILHOUETTES
Séries plus personnelles, plus « intériorisées » de la précarité de ma situation d’ « homme doutant », d’ « artiste ».
La silhouette n’est là que pour donner une échelle illusoire à la dimension de la solitude et poser la précarité d’une certitude dans un environnement inhospitalier et dangereux ; symbolisme de la foi et de la résistance face à la facilité de la tentation de chute ou de soumission.
Les bulles pour rappeler la permanence de l’élément liquide dans ma création.

Les DESSINS
Les séries « Mounaques, Autos, Jeunes et scooter etc. » n’est qu’un regard humoristique et tendre sur ceux qui passent devant mon atelier et me font lever la tête par un travail de ronds et de « patatoïdes (formes aléatoires mais définies) ».